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dimanche 26 septembre 2004
L’insécurité sociale. Qu’est-ce qu’être protégé ?
« L’insécurité sociale... » A propos de l’ouvrage de Robert Castel
par Charles SÉGALEN


L’approche socio-historique proposée par Castel offre un éclaté du modèle de protection sociale que nous avons connu. Elle s’étale sur quatre siècles pour mettre en lumière cet invariable anthropologique que « les protections sont collectives ou ne sont pas ». Il en va déjà ainsi de la féodalité en réponse aux invasions des barbares. La protection de l’Etat social, déconstruite, révèle sa dimension temporelle, vivante et donc mortelle. Le passage à vide de protection - le tournant de civilisation - menace la paix sociale en raison du rapport étroit entre la protection sociale et la protection civile : si la propriété sociale ne garantit plus la sécurité, la propriété privée devient la principale manière de se la procurer. Cependant, réserver cette sécurité aux « gagnants » véhicule une idéologie par défaut de perdants. C’est le creuset des idéologies moralisatrices et sécuritaires. Les raisons d’être ensemble précèdent les façons d’être ensemble.


L’analyse de Castel est convaincante, son avertissement clair

Quelques points de l’argument appellent une discussion : la notion de paradoxe dans le rapport entre protection et insécurité ; celle de complexité qui nuit à la recherche de solution ; celle enfin de gouvernance, attendue pour faire respecter au niveau transnational un équilibre écologique et social.

1. Le paradoxe protection / insécurité

Castel retient ce paradoxe avancé par Hobbes, philosophe politique du 17ème siècle, selon lequel l’insécurité serait proportionnelle à la protection, pour avancer que le sentiment d’insécurité actuel est exacerbé par « l’inflation de protections » qui l’a précédé.

Il existe une insécurité consécutive à la disparition d’une protection ou à cette menace. Les protections se développent avec le progrès des connaissances, des technologies et des richesses. Toutefois, l’insécurité relative à une protection donnée est éprouvée au moment où elle disparaît. Pas quand est elle assurée. Castel dit que « l’emprise croissante de l’Etat en procurant à l’individu des protections collectives puissantes, a agi comme un puissant facteur d’individualisation. « L’assurance d’assistance » (Marcel Gauchet) ménagée par l’Etat affranchit l’individu de sa dépendance à l’égard de toutes les communautés intermédiaires qui lui procuraient ce que j’ai proposé d’appeler des « protections rapprochées ». (...) L’Etat devient son principal (...) pourvoyeur de protections. Lorsque ces protections se fissurent cet individu devient à la fois fragile et exigeant parce qu’il est habitué à la sécurité et rongé par la peur de la perdre (p. 65) ».

L’insécurité dont il s’agit ici tient au fait que les protections se fissurent. Pas à ce qu’elles soient offertes. Par ailleurs, si l’Etat s’est substitué aux protections rapprochées c’est parce que celles-ci s’étaient auparavant fissurées. Même si l’Etat l’a accentué. Face à l’effritement des protections, l’individu ne devient pas mais redevient fragile et exigeant, tel qu’il le fût lorsque les protections précédentes s’érodèrent. C’est le cas, par exemple, dans l’Ancien Régime lorsque le Royaume et l’Eglise ne suffisent plus à garantir l’équilibre social dans un espace géopolitique construit à partir de données technologiques et idéologiques jusque-là ignorées.

Si la représentation et l’étendue des protections évoluent avec le temps, celles qui sont dépassées ont toujours, par rapport aux suivantes, un caractère de proximité. Ce qu’il nous faudra inventer pour dépasser l’insécurité que nous connaissons fera sans nul doute apparaître l’Etat social qui nous fut familier comme une forme traditionnelle de « protection rapprochée ». C’est le passage à vide entre une forme de protection et l’autre et non l’habitude d’une protection - comme s’il s’agissait d’une mauvaise habitude - qui entraîne, non une peur, mais une réalité de sa perte. On est rongé d’incertitude, pas d’assurance. Le sentiment d’insécurité était-il moindre à l’époque des cavernes ?

Cette notion de paradoxe, telle qu’elle est posée, peut éclairer la protection sous un jour péjorant. Elle est entendable comme une charge contre la protection en soi, au service l’idéologie libérale du risque [1]. Le problème n’est pas tant que l’Etat social ne soit plus en capacité d’offrir les protections construites en son nom, mais qu’il ne laisse place à aucune autre forme de protection collective. Ni à aucune volonté d’en faire une priorité, la notion de gouvernance, discutée plus loin, ne traduisant pas cette ambition.

2. La complexité

Castel écrit : « En dépit d’une prise de conscience croissante des méfaits d’une mondialisation sauvage, on est loin d’avoir trouvé le type d’instances internationales différentes dans leur esprit du FMI, de la Banque mondiale ou de l’OMC, qui pourrait inspirer une gouvernance des échanges internationaux respectueuse des exigences écologiques et sociales qu’il faudrait imposer à l’échelle de la planète. Au sein des grands organismes internationaux, l’Organisation internationale du travail (OIT) est sans doute la principale à manifester ce souci. Malheureusement, son pouvoir d’intervention n’est pas comparable à celui qu’exerce le FMI par exemple. La complexité de ces problèmes fait qu’il est impossible d’avoir la prétention de les traiter ici, bien qu’ils s’inscrivent aussi dans une problématique renouvelée qu’il faudrait aujourd’hui promouvoir » (p. 64).

La complexité est à la fois un état et un processus - un phénomène permanent - résultant des interdépendances et des interactions incessantes entre le vivant et le milieu où il se développe. L’être vivant passe du stade d’amibe à celui de cérébré à coût de complexité. Dire que la réalité est complexe est un pléonasme. Ce que la complexité entraîne comme interactions et interdépendances nouvelles occasionne autant d’incertitudes que de besoin de réassurance et de protections nouvelles. Il y a autant d’inflation de protection que la vie est, en soi, inflation.

La situation actuelle n’est pas plus complexe que celle du 17ième siècle quand le régime féodal n’est plus en mesure de contenir l’insécurité sociale relative au renouveau technologique et idéologique qui bouleverse les échanges. Le traitement du vagabondage et de la mendicité dans les sociétés préindustrielles reste complexe et irrésolu jusque la loi Le Chapelier proclamant, au lendemain de la Révolution, le libre accès au travail qui met fin à son verrouillage par le système des corporations. De la fin du Moyen Age jusque-là, « l’ensemble des pouvoirs en Europe occidentale ont fait de la répression du vagabondage et de la mendicité le coeur de leurs politiques sociales, et n’ont pas lésiné sur les moyens » (p. 55). Ce problème reste complexe jusqu’à ce qu’on lui trouve des données et de solutions non plus morales ou sécuritaires, mais politiques ; qu’il soit traité non plus en terme de façons mais de raisons d’être ensemble.

La complexité, autrement dit, pour réelle, sert autant à justifier qu’à expliquer les déconvenues. C’est en son nom qu’est fait l’amalgame des réalités historiquement datées, idéologiquement marquées, et des fatalités. « Ce n’est pas la pensée, c’est la réalité qui est unique » avance Alain Minc.

La complexité peut servir à occulter ces événements, disait Nietzsche, qui mettent un siècle à nous parvenir. Un siècle durant lequel il aura été préférable ou profitable de les ignorer. Complexité quand, par exemple, les conditions de vie en société viennent à dépendre davantage d’actionnaires que d’électeurs, pour ignorer l’ère post-démocratique que nous traversons. Comment l’élu - aporie du système - pourrait-il l’annoncer ? Ignorance à l’abri de laquelle il est possible d’habiller le réel, de se protéger d’un passage à vide et de désillusions aux effets incommensurables. Cette complexité en forme d’ignorance partagée peut faire office, par défaut, de protection ou, plus exactement, de défense collective.

Nous ne sommes plus seulement en face d’une complexité mais d’une complication de la vie d’une partie de la population au service de la simplification de celle de l’autre partie. C’est la complexité de la jungle, veille comme le monde, qui rappelle ou réveille l’inclination de l’homme à disposer de l’homme, jusqu’à ce qu’une civilisation - une (dé)construction collective - vienne en contenir les débordements. La complexité, c’est aussi la nature de l’homme, chassée pas à pas quand, la bride sur le coup, elle revient au galop. Si la complexité est une réalité en soi, c’est aussi une réalité pour soi, en « libre service ». Ce n’est pas forcement réfléchi, c’est agi, faute de ne pas être pensé ou pour n’être pas pensé. C’est le propre de la jouissance.

Le discours sur les « réformes nécessaires » de la protection sociale participe de cette complexité dans le sens où les réformes servent essentiellement à ne pas réformer le procès néolibéral, donné pour naturel ou complexe, impensable donc indiscutable. Naturel et jouissance qui opèrent à l’enseigne d’une complexité qui est moins un constat qu’une revendication.

L’envers de la complexification c’est la problématisation. Et, s’agissant d’intérêts contraires, leur conflictualisation. Si, comme dit Castel, « il est incongru de demander aux groupes les plus défavorisés d’être leur propre sociologue et de faire eux-mêmes la théorie de leur situation » (p. 52), cela peut-il être attendu davantage des autres groupes ?

3. La gouvernance

Gouverner, disait Confucius, c’est « nommer les choses ». La sémantique est au coeur du pouvoir. La notion de gouvernance est associée à celle de société civile. Le concept de société civile date. Aristote et saint Augustin l’employaient déjà. C’est avec les Lumières que les philosophes politiques libéraux du 17ième et du 18ième siècles (Hobbes, Loke) lui redonnent de l’ampleur. John Keane observe que « le terme de société civile est resté un mot clef de la pensée politique européenne pendant toute la période 1750-1850. Vers le milieu de cette période la Société Civile et l’Etat ont été perçus comme des entités différentes » [2].

Les débats passionnés qui, à l’époque, marquent la réactualisation du concept sont aux fondements de nos démocraties modernes, note Bernard Dreano [3]. La tendance anglo-saxonne, autour de Fergusson, privilégie la dissociation d’avec l’Etat : la société civile a un rôle de producteur de valeurs éthiques et sociale. Elle s’oppose à celle, allemande qui, autour de Hegel, prône la synthèse dans l’Etat des intérêts divergents de la société civile. Ces controverses s’inscrivent dans la tentative d’appréhender la complexité attachée à la mondialisation de l’époque, les révolutions industrielles, politiques et les guerres l’accompagnant. Le débat va se clore avec, d’un côté, Tocqueville fustigeant l’Etat moderne qui étouffe la société civile et, de l’autre, Marx et Engels pour qui l’émergence du concept de société civile est l’expression de la révolution bourgeoise.

Ce « mot-clef de la pensée politique » disparaît pratiquement entre la fin du 19ième siècle et les années 1970. C’est la période de montée en puissance du mouvement ouvrier. Puis, peu à peu, il réapparaît. En 2001, Le Courrier de la Planète consacre un numéro à la société civile mondiale : « Les universitaires sont prudents ; un phénomène ancien, en évolution rapide, historiquement daté, voire attrape-tout et pas bien sérieux. D’autres commentateurs sont plus audacieux : la société civile porte la civilisation mondiale de demain » [4].

L’intérêt du retour du concept de société civile dans cette discussion sur la gouvernance, c’est qu’il réapparaît, d’une part, à la suite de l’échec du « printemps de Prague » (1968) et des mouvements étudiant et ouvrier polonais (1968-1970) - expressions de l’anticommunisme ou des tentatives de le réformer de l’intérieur - comme la manifestation d’une dissidence jusque là limitée aux intellectuels, désormais de masse. Celle-ci ne cherche plus à se confronter directement au pouvoir. Cette « société en dissidence » décrite par le polonais Adam Michnick, ce « pouvoir des sans pouvoirs » dont parle le tchèque Vaclav Havel ou « l’antipolitique » du hongrois Giörgy Konrad se réclament tous d’une Société Civile distincte de la Société Politique. La distinction est conçue en marge de la doctrine marxiste-léniniste officielle par le leader communiste italien Antonio Gramsci depuis les geôles de Mussolini. C’est cette Société Civile qui inspire les membres du Komitet Obrony Robotkinov, le comité de défense des ouvriers polonais, « incubateur de Solidarnosc ».

Le concept réapparaît, d’autre part, à la suite de l’échec en Amérique latine des luttes guévaristes - tremplins à la prise du pouvoir d’état - au profit d’organes de résistance à l’Etat totalitaire tels « la théologie de la libération » ou le mouvement des « Sans terre » du Chiapas. C’est le même esprit qui anime le « socialisme autogestionnaire » du PSU et de la CFDT jusqu’à la fin des années 70.

La société civile doit se trouver d’autres fondements quand il ne s’agit plus de résister à un Etat écrasant mais de faire société dans un Etat qui, peu à peu, s’efface devant le Marché. Si la société civile a su résister à la Société Politique, que fera-t-elle face à la société de Marché, au politique, autrement dit, « absenté ». D’autant que cette ab-sens de société profite de la complexité, comme le dopage de son avance, pour flatter la société civile aux fins d’affaiblir les régulations d’Etat, de masquer les inégalités et de rabattre les responsabilités, comme le ressentiment dit Castel, sur les proches.

C’est l’époque de la « gouvernance ». Le terme existe dans l’ancien français, au13ième siècle, pour désigner l’art et la manière de gouverner ; en anglais au siècle suivant avec la même signification. Puis il tombe en désuétude. Il fait son retour à la fin des années 1980 dans le discours de la Banque mondiale, repris par le Fonds monétaire international (FMI) et par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). La « bonne gouvernance », explique Marie-Claude Smouts, directrice de recherche au CNRS, c’est « un outil idéologique pour une politique de l’Etat minimum » [5]. Il s’agit, dit Bernard Cassen à propos du Livre blanc sur la gouvernance européenne, « d’une remise en question radicale des formes actuelles et constitutionnelles de la démocratie représentative et d’une véritable privatisation de la décision publique. (...) Depuis Seattel, les institutions multilatérales (FMI, Banque mondiale, OMC), ainsi que la Commission européenne, sont prises d’une frénésie de « dialogue » avec la « société civile » [6].

Le développement du terme n’est pas étranger à celui de corporate governance, « gouvernement d’entreprise », accompagné d’accountability, « responsabilité ». C’est « la nouvelle dénomination de la dictature des actionnaires, qui aboutit aux licenciements de convenance boursière dans des firmes pourtant prospères comme la division LU de Danone » [7]. Bernard Dréano note que « L’introduction de ce type de vocabulaire qui se substitue à celui de la politique démocratique, a précisément pour but de dépolitiser l’administration des hommes en devenant affaire d’experts et non de citoyens » [8].

Le néolibéralisme, en effet, est une politique d’individualisation des problématiques - de « décollectivisation » dit Castel, une politique, autrement dit, de dépolitisation. D’abandon de la puissance publique, excepté au pénal. « Lorsque le droit pénal devient le seul ordre contraignant des libertés individuelles, on passe de l’économie de marché à la société de marché » [9]. C’est ce qu’illustre l’abandon annoncé de la compétence du juge des enfants au civil, engagé au nom de la contractualisation de l’assistance éducative. L’obligation d’individu à individu est censée se substituer à l’obligation de la collectivité envers l’individu, le propre service public. Avec, en retour, un déficit d’obligation de l’individu envers la société : l’incivilité.

Ce qui caractérise cette dépolitisation c’est d’être tue, « ignorée » voire innommable dans la mesure où elle est conduite par le politique lui-même. Le politique - aporie du système - destitue à la fois le citoyen et l’institution politique. Cette dé-mission ne trompe pas à en juger par l’abstentionisme et les votes sanction, un jour pour la Gauche, le lendemain la Droite.

A défaut d’exercer la démocratie dans les lieux où les échanges économiques mondialisés l’attendent, sa représentation nationale tend à occuper le rôle réservé aujourd’hui à bien des royautés. Arrivant à point nommé, la « décentralisation », la « démocratie locale », pour stimulantes, ne prennent pas ce tour d’injonction paradoxale - « sois autonome » - sans procéder d’une forme d’impuissance politique déléguée au moment même où elle est revendiquée. La « gouvernance » est au politique ce que la « parentalité » est à la fonction éducative à l’ère des « gagnants », ou le « travail de proximité » au déficit d’offre d’insertion.

Ces termes participent d’un glissement sémantique apparenté à la pensée magique : la confusion - l’inceste dit Jean-Pierre Lebrun [10] - du mot et de la chose. S’y décline la « pensée caporale », pour laquelle il suffit d’interdire une chose pour la voir disparaître. A défaut d’autorité - de ce qui, en contrepartie d’exiger, autorise - ils servent une forme de « proxémisme » : de surdétermination des responsabilités individuelles et formelles. C’est le contrôle social individualisé, à monter chez soi.

L’emploi du terme « gouvernance » sans le définir, sans savoir ce qu’il sert à dire ou à ignorer, peut servir un courant idéologique dans lequel le citoyen est accessoirement membre du peuple souverain. Assortie de complexité, cette gouvernance n’est pas de nature à inciter les gouvernants ou les gouvernés à se projeter dans une société de semblables. Sans trahir son souci de ne point prophétiser l’avenir, il eut été utile que Castel rappelât que « Mon hypothèse est donc que l’histoire de vie Tristan et Iseut présente autant de séquences d’une même expérience de désengagement social que j’appelle la désaffiliation, c’est-à-dire le décrochage par rapport aux régulations à travers lesquelles la vie sociale se reproduit et se reconduit. (...) Placés en dehors du jeu des transmissions et des successions socialement réglées, ils ont conçus une figure totalement différente de l’organisation de ces échanges, une manière complètement nouvelle de se représenter la parenté, de nouer des alliances et d’habiter le monde. (...) La désaffiliation est des voies par lesquelles du nouveau advient dans l’histoire. (...) La face négative et obscure de la désaffiliation à travers les errances du vagabondage et l’installation d’une précarité collective pour des hors-statut de toute sorte, n’en sont peut-être pas moins, à leur manière, le sel de l’histoire » [11].

En effet, comment taire le goût de sel de l’histoire de 1789, 1848, 1871, 1936 ou 1968, ces jalons de l’élaboration nationale des protections dans lesquelles nous avons grandi, au moment d’appeler de ses voeux leur construction transnationale ?

Post-Scriptum

Robert CASTEL - L’insécurité sociale. Qu’est-ce qu’être protégé ? - La République des Idées, Seuil, 2003.










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info notes

[1] La remise en question de la Protection de l’enfance, aux prises avec les logiques conjointes de la réduction des dépenses publiques et de la décentralisation, avec pour objectif la disparition de la compétence du Juge des enfants au civil et par là de l’Enfant en danger, a été engagée, d’une part, au nom de la distinction qu’il conviendrait de faire désormais entre les notions de danger et de risque, distinction profitable à la « contractualisation », c’est-à-dire au danger non plus assumé par la collectivité mais par l’individu. D’autre part, au motif qu’il ne fait « aucun doute que la pratique du placement reste abusive : la France est l’une des nations développées qui recourent le plus au placement. (...) A-t-on mesuré le caractère absurde du placement dans des familles d’accueil rémunérées alors que les mêmes sommes auraient pu permettre le maintien de l’enfant dans sa propre famille ? (...) Sans doute sommes-nous parvenus à l’amorce d’une prise de conscience. Il aura fallu des génocides, des décennies de massacres ou, plus près de nous, la survenue de sinistres faits divers pour secouer, s’agissant des enfants, la torpeur ambiante ». (Claire Brisset, Tout est cousu d’enfance, Le Monde diplomatique, janvier 2001). Plus il y a de protection, annonce ici la défenseure des enfants, plus - c’est le paradoxe - on invente de danger...

[2] John Keane, Democracy and civil society, Editions Verso, Londres/New York, 1988.

[3] Bernard Dréano, La belle Irène, l’éléphant et le gouverneur, Séminaire sur la notion de « Société Civile Internationale » organisé par le Centre for Civil Society de London School of Economics en septembre 2001

[4] Le Courrier de la Planète, n° 63, Editions Solagral, juin 2001.

[5] Marie-Claude Smouts, Du bon usage de la gouvernance en relations internationales, Revue internationale des sciences sociales, Unesco, Paris, n° 155, mars 1998.

[6] Bernard Cassen, Le piège de la gouvernance, Le Monde diplomatique, juin 2001.

[7] Ibid.

[8] Bernard Dréano, op. cit.

[9] Zaki Laïdi, chercheur au CNRS, rattaché au Centre d’études et de recherches internationales, Nous passons de l’économie de marché à la société de marché, Le Monde, 9 juin 1998.

[10] Jean-Pierre Lebrun, Un monde sans limite. Essai pour une clinique psychanalytique du social, Erès, 1997, p. 38.

[11] Robert Castel, Le roman de la désaffiliation. A propos de Tristan et Iseut. In le débat, Editions Gallimard, n° 61, septembre-octobre 1990, pp. 152-164.




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