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samedi 24 février 2001
Violences urbaines et insécurité : au delà des « simplismes »...
par Bernard CAVAT


OASIS - Bernard Cavat, 300 jeunes s’affrontent à Paris (Quartier de la défense - Centre commercial des Quatre Temps) l’opinion publique est en émoi, les médias s’emparent de la violence. Quel serait votre point de vue en tant que directeur d’un service d’AEMO, en tant qu’administrateur d’une revue spécialisée et également en tant que membre du mouvement Education et Société ?


B.Cavat - Les événements de la Défense, c’est un épiphénomène qui nous ramène sur un premier terrain qui est celui de l’insécurité et qui sera de toutes façon le sujet de la campagne électorale à venir, qu’il y ait eu ou non ces événements. Simplement, cela accélère les choses et c’est en plus concomitant avec la publication des chiffres du Comité national sur la sécurité, qui sont de mauvais chiffres sur la délinquance. Alors cela ne fait bien sur qu’amplifier les choses, d’où le fait d’essayer d’y voir clair et d’analyser plus sereinement, pas seulement à chaud.

En introduction, j’aurais envie de dire, trois portes ouvertes mais qu’il me semble important de repréciser. Le premier point en question c’est l’insécurité. C’est un thème de campagne, c’est le thème de campagne annoncé et cela sera aussi un thème important pour la Présidence.

Deuxième point, ce thème de la sécurité et de l’insécurité n’est plus un thème caractéristique du partage gauche - droite. On est sorti du cadre où la droite parle d’insécurité et où à gauche çà n’est pas un cheval de bataille. Donc c’est quelque chose à la fois d’important, et il faut bien le repérer comme çà, même si bien sur gauche et droite continuent à l’approcher de façons différentes. L’approche de la droite est sur un registre très sécuritaire et très classique. L’approche de la gauche c’est le concept qui est amené par Lionel Jospin sur le droit à la sécurité pour tous. C’est une profonde modification que le gouvernement de gauche mette çà dans sa panoplie et dans son propos général.

Le troisième et dernier point introductif c’est que, même si çà n’est plus un élément caractéristique gauche - droite, c’est un élément qui reste profondément idéologique. C’est un thème idéologique qui doit se traiter comme çà et chaque fois qu’on essaie de parler, de communiquer ou de comprendre et d’analyser la délinquance, il faut bien le recadrer dans un thème idéologique. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il y a des questions préalables à poser tout le temps.

Quand on parle de sécurité, de quoi s’agit-il ? De sécurité des biens ou des personnes ? Quand on parle de danger, c’est de danger pour qui dont on parle ? C’est du danger pour les jeunes eux-mêmes ? C’est du danger pour les populations rencontrées par les jeunes ? Sur les événements de la Défense, c’est du danger pour les vitrines des magasins ? Je n’ai pas de réponse là-dessus, mais ce sont des questions qu’il faut se poser. Et ne pas oublier, çà aussi c’est très idéologique, que le phénomène de l’a-sécurité c’est un phénomène de sensibilité de masse, de sensibilité sociétale. Ce n’est pas des faits précis. Ce sont des préalables qui me semblent importants.

Premier point, si on parle de sécurité - insécurité par rapport à des actes de délinquance, phénomènes de bande etc. puisque c’est le phénomène déclencheur, il est très important, si on veut mener une analyse là dessus, de distinguer - et la presse ne le fait pas assez - la notion d’insécurité de la notion de délinquance et distinguer cette notion de délinquance de la notion de délinquance juvénile ou délinquance des mineurs. Il y a trois aspects qui sont à distinguer systématiquement. Le grand problème c’est qu’on les distingue rarement et qu’on en arrive à des simplismes et des mélanges qui sont inacceptables. Tout cela çà veut dire quoi ? Cela veut dire que l’insécurité est un phénomène global de sociabilité de société. Cela se traite à travers des évolutions globales de la société, qui est moins tolérante aujourd’hui sur les phénomènes d’insécurité. Cela va de la délinquance qui organise toute la protection de l’enfance aujourd’hui à tous les textes de loi récents. C’est la délinquance qui organise le soucis des politiques du côté de la sécurité. Mais cela va aussi du côté de la maltraitance, qui est un autre aspect de la sécurité, la sécurité pour l’enfant, les droits de l’enfant etc. Il y a une analyse qu’on fait par ailleurs sur l’évolution du dispositif de protection de l’enfance par rapport à cette hypersensibilité sociale sur la sécurité.

Mais qu’est-ce qui fait insécurité aujourd’hui, çà n’est pas que la délinquance des mineurs, c’est aussi la délinquance en col blanc - qui parait-il n’augmente pas aujourd’hui - et qui fait l’actualité quotidienne. La délinquance en col blanc et la délinquance politique occupent complètement le centre de l’information, donc elles contribuent grandement au sentiment d’insécurité, autant que les bandes qui déferlent sur la Défense.

Deuxième aspect, la délinquance en termes de crimes de sang, elle n’augmente pas, soit, mais elle occupe les écrans avec les grèves des convoyeurs de fonds, les attaques de vigiles etc. On en parle énormément en ce moment, donc elle vient alimenter un phénomène d’insécurité de société. Et là, il n’y a rien à voir avec la délinquance juvénile.

Et le troisième point, c’est la délinquance des jeunes. Quand la presse parle de délinquance des jeunes ou de délinquance juvénile, il faut bien faire la distinction entre cette délinquance générale et la délinquance des mineurs. Parce que quand des jeunes de vingt-cinq, trente ans se bagarrent, on dit classiquement ce sont les jeunes du quartier. Mais cette problématique est à distinguer complètement de celle des mineurs.

Enfin, le dernier point, c’est la délinquance des mineurs. On ne peut pas le nier, elle est en progression, le plus inquiétant c’est que l’âge diminue, ce sont des plus jeunes qui sont pris sur des actes de délinquance. Mais une fois qu’on a dit çà, il ne faut surtout pas s’arrêter à se dire " oui, on constate objectivement une augmentation ", il faut immédiatement faire une autre analyse. Et cette analyse complémentaire démarre sur le fait que notre dispositif judiciaire, notre dispositif de société, est excessivement dur et sévère par rapport à la délinquance des mineurs. Nous sommes le pays d’Europe où il y a le plus de mineurs incarcérés. Et ce dispositif de sévérité et de punition ne fonctionne pas, il ne réduit pas la délinquance. Nous sommes dans un pays - contrairement à ce qu’on dit du laxisme de la justice des mineurs - avec une justice et un dispositif très forts, avec des emprisonnements de jeunes réels. Et cette analyse là, concomitante avec l’augmentation des chiffres, rarement elle est menée.

Enfin, dernier point, c’est cette dangerosité de la délinquance des mineurs. Mais il faut aussi être capable d’analyser que c’est aussi une dangerosité avant tout pour eux, pour les mineurs eux-mêmes, avec un taux élevé des suicides d’adolescents en France et des phénomènes comme on les a vus à la Défense de dangerosité pour eux-mêmes. Donc trois éléments d’analyse indissociables sur le troisième pole uniquement de la délinquance des mineurs.

OASIS - A mon avis, s’affronter sur un terrain vague pour ne pas se faire prendre ou choisir un centre commercial représentent deux démarches différentes.

B.Cavat - Radicalement différentes.

OASIS - Si on choisit un centre commercial, c’est peut-être qu’on a envie de montrer quelque chose. Quand on est jeune et qu’on va se blesser ou agresser et le montrer, il y a peut-être quelque chose d’un appel à l’aide, quelque chose de l’ordre de la communication. Et c’est assez réussi, il suffit de voir les titres des journaux. Là dessus, ils ont réussi.

B.Cavat - Oui, tout à fait d’accord avec vous là dessus. Il y a une espèce d’appel à l’aide en disant " comme çà on est reconnu ". Et puis aussi un souhait de se planquer derrière le groupe, faire effet de groupe, impressionner. Quant au choix des Quatre Temps à la Défense, il s’avère que visiblement le projet initial était d’aller sur Saint-Lazare. Ceci dit, c’est quand même un lieu public, mais pas un lieu de la haute consommation. Mais c’est parce qu’ils ont vu qu’ils étaient repérés à leur arrivée sur Saint-Lazare qu’ils ont décroché avant sur la Défense. C’est ce qui explique d’ailleurs qu’il n’y ait eu aucun bris de vitre dans le centre commercial. Je pense que l’idée n’était pas d’aller casser du produit de luxe. Mais çà ne retire rien à l’analyse sur le fait que ce soit aussi très signifiant.

Sur ce registre de la délinquance des mineurs, il me semble que l’analyse qu’on peut faire à Education et Société et que je partage bien sûr en tant que professionnel de la protection de l’enfance - directeur d’un service d’AEMO - c’est dire que la délinquance des mineurs renvoie à l’échec d’un processus d’éducation. Çà aussi c’est une porte ouverte, mais c’est intéressant de le redire. Je parle de processus d’éducation, c’est à dire qu’il ne s’agit pas d’un échec des parents uniquement, ce n’est pas un échec des éducateurs spécialisés ou des autres acteurs, ce n’est pas un échec de l’Education nationale, ce n’est pas un échec du système de protection de l’enfance, ni de la Justice des mineurs, c’est un échec de tout çà.

Le problème est celui du comment notre société fait avec son dispositif d’éducation et d’accès à l’éducation au sens large. Après, il faut essayer d’analyser plus finement et faire une analyse dans la durée. On a analysé souvent cet échec de l’éducation du côté du développement de la pauvreté, de l’exclusion, du chômage important dans les banlieues et dans les cités, ce qui sociologiquement est vrai, les populations sont plus touchées par le chômage, elles sont moins mobiles et elles retrouveront les fruits de la croissance moins vite que d’autres, c’est une réalité globale, même si elle est un peu caricaturale, présentée comme çà. Le problème est qu’on ne peut pas dire simplement, comme je l’ai encore entendu récemment par des chroniqueurs de droite, " on pensait que çà venait du chômage, le chômage baisse, donc çà ne vient pas de là ". C’est une hérésie de dire çà. Il y a une imposture des accusations parentales. Le fait que des parents sont stigmatisés par l’échec, la rupture du lien social, le chômage ou l’incapacité, oui, c’est vrai, il y a bien sur un rapport fort entre ce que la famille va pouvoir tenir à travers l’image sociale qu’elle a par rapport à ses propres enfants. Mais bien évidemment à ce moment là si cela s’analyse dans les cases du chômage, alors il faut le prendre en compte à hauteur de générations différentes, sur des temps qui concernent des générations et non pas d’une année à l’autre, quand il y a un petit mieux du côté du chômage.

En ce moment, une des raisons pour ces jeunes qui débarquent sur le parvis de la Défense est vraisemblablement qu’ils n’ont pas trouvé un certain nombre de valeurs de réassurance. Non pas simplement des valeurs civiles ou civiques, mais des valeurs de référence à une culture propre, du côté de leurs parents. Et une partie de cette impossibilité de ramener ces valeurs là, c’est la non-considération, le fait d’être au chômage, l’exclusion etc. Donc c’est un phénomène qui joue, mais sur des générations. Premier point d’analyse sur la durée.

On parle également, sur la durée, d’équipement des banlieues, des cités. Oui, je le maintiens et il faut le maintenir, il y a un vrai problème d’équipement, de services publics qui ne sont plus disponibles ou qui ne sont plus dans le registre du droit commun. Aujourd’hui nous constatons par exemple, c’est très clair, et là je parle en tant que directeur d’un service d’AEMO sur les Yvelines - j’ai six antennes et elles sont toutes volontairement implantées à proximité de zones difficiles - nous constatons que nous n’avons en proportion pas plus de mesures d’action éducative judiciaires concernant ces quartiers là que les autres quartiers. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que les jeunes de ces quartiers là n’ont pas accès au dispositif de droit minimum qui est l’accès au Juge pour enfants, pour différentes raisons complexes à analyser. Du côté des services sociaux, confrontés à des problèmes massifs, on est moins inquiet moins vite. Le fait pour un enfant de ne pas être à l’école est moins inquiétant moins vite que dans d’autres quartiers.

Mais il n’empêche que petit à petit on craint un guetto. C’est à dire qu’en fait le service public de base n’est plus présent de la même façon. Et je parle là de la justice des mineurs, ce qui est un peu paradoxal, mais il me semble vraiment crucial et important de le repérer. Et bien sur, ce phénomène du côté de l’Education nationale est évident, il n’y a pas les meilleurs profs etc.

OASIS - Une zone de non-droit, çà ne serait pas qu’une affaire de police ?

B.Cavat - Exactement, une zone de droit c’est un endroit où il y a la Poste qui fonctionne, c’est là où il y a des écoles avec les meilleurs profs si besoin parce que c’est difficile et c’est un endroit où le dispositif de protection de l’enfance fonctionne à plein régime. Hors, nous constatons qu’il ne fonctionne pas exactement comme ailleurs. Donc il y a bien une disparité.

Dans cette analyse sur la durée, un point sur lequel il me semble très important d’insister, c’est le manque de cohérence du dispositif de protection de l’enfance, pour les raisons que je viens d’évoquer. C’est à dire que les mineurs délinquants y ont moins accès au Juge pour enfants qu’ailleurs. C’est quand même paradoxal. En même temps, il y a sans cesse des politiques qui se développent au pénal. Ils ont peut-être accès au procureur, mais pas en amont au Juge pour enfants, plus tôt, plus jeunes, quand çà se pose de façon différente.

On constate également souvent une surjudiciarisation des mesures d’aide aux parents. Les mesures d’AEMO judiciaires prennent le pas sur les mesures de protection et de prévention. Cela se fait là aussi au détriment d’un service plus efficace du côté du soutien de la fonction parentale. On est dans un dispositif déséquilibré aujourd’hui. La meilleure preuve c’est que pendant qu’on fait de forts discours politiques sur l’équipement nécessaire au pénal, les CER, les endroits pour faire des ruptures etc. on dit que cela se fait à moyens nouveaux pour le pénal, mais c’est très relatif. Pour l’instant, les moyens sont pris sur le civil. Ils sont pris sur l’AEMO. La PJJ dans mon département fait 300 mesures d’AEMO judiciaire de moins et que je retrouve dans des listes d’attente, dans mon association. C’est la réalité.

Peut-être que les promotions d’éducateurs PJJ qui vont sortir vont être affectées sur les CER, ce qui d’ailleurs est d’un certain illogisme, et vont venir atténuer cet effet là, mais çà n’est pas évident. L’effort fait aujourd’hui sur le pénal, notamment par l’administration PJJ, il est faux de dire qu’il ne se fait pas au détriment du civil.

Enfin il faut essayer d’analyser tout cela aussi en essayant d’utiliser l’expertise de terrain et donc donner la parole plus souvent aux professionnels. En effet, on voit bien que la presse généraliste ne donne jamais la parole au terrain, à la limite il y a de temps en temps une interview d’un magistrat pour enfants. Or il y a quand même des constats, par rapport aux populations suivies sur ces quartiers là, aux moyens mis en place etc. On peut en tirer des analyses.

OASIS - Donner la parole aux acteurs de terrain, c’est aussi un des objectifs du mouvement Education et Société.

B.Cavat - Oui, il y a Education et Société qui en effet essaye d’organiser la réflexion, sur deux axes, le premier étant de dire que derrière un certain nombre de problèmes de pratiques, techniciennes, se cache pour le travail social tout le temps des problèmes politiques, idéologiques, sur le rôle de ce travail social, et que ce n’est pas des gros mots et qu’il faut assumer. La deuxième position étant de dire qu’il faut donc que ces professionnels aient accès aux informations, aient accès aux médias et puissent enfin faire valoir leur parole et leur expertise.

Propos recueillis par JP Pelletier

Post-Scriptum

Texte paru dans SOCIAL 44 - février 2001










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