dimanche 25 juillet 2004



Signature de la Charte de l’Egalité

789vegs





Les coordinations membres de la Conférence Permanente des Coordinations Associatives ont signé, le 18 mai 2004, au Ministère de la Parité et de l’Egalité professionnelle, avec la Ministre, la Charte de l’Egalité.


POUR L’EGALITE DES HOMMES ET DES FEMMES, LES COORDINATIONS MEMBRES DE LA CONFERENCE PERMANENTE DES COORDINATIONS ASSOCIATIVES S’ENGAGENT.

PREAMBULE

Les femmes dans le secteur associatif : quelques données

L’ enquête « vie associative » de l ’institut national de la statistique et des études économiques révèle qu’en 2002, 45% des Français de 15 ans et plus (soit plus de 21 millions d’individus) sont membres d’une association.

Les femmes et les hommes ne se répartissent pas de la même façon dans l’ensemble des associations : les femmes sont toujours plus nombreuses dans les associations de parents d’élèves et les associations caritatives alors que les hommes se tournent davantage vers les associations sportives ou celles en lien avec la vie professionnelle. Ce constat est le reflet du partage social des tâches entre les femmes et les hommes.

Néanmoins, les femmes engagées dans la vie associative expriment généralement une grande satisfaction vis-à-vis de leurs activités bénévoles et militantes. En ce sens la vie associative repréSente pour beaucoup d’entre elles un espace de réalisation de soi, voire d’émancipation personnelle, particulièrement apprécié.

Quant au profil-type de l’adhérent qui participe aux instances dirigeantes des associations, il n’a guère changé en vingt ans. Dans 74% des cas, c’est un homme qui préside, y compris dans les associations" où les femmes sont plus nombreuses, à l’exception toutefois des associations de parents d’élèves.

Enfin, s’agissant des salariés du secteur associatif, les femmes constituent la majorité d’entre eux, mais il s’agit le plus souvent d’un travail à temps partiel à des postes non qualifiés. Ainsi, si 70% des 1,3 million d’emplois du monde associatif sont pourvus par des femmes, elles n’occupent en revanche qu’entre 20% et 30% des postes de décision.

La question de l’accès des femmes aux responsabilités dans les associations

La question de l’accès des femmes aux reponsabilités dans les associations, qu’elles en soient membres ou salariés, s’inscrit naturellement dans la réflexion et les débats développés dans la vie politique, dans la vie économique et dans la fonction publique, secteurs dans lesquels ils ont déjà débouché sur des dispositions législa1ives et réglementaires visant à favoriser un partage paritaire ou équilibré des responsabilités entre les femmes et les hommes.

Les associations sont des vecteurs de développement, d’innovations et de cohésion de la société et participent ainsi à la vie pub1ique. Elles concourent à la promotion des principes et valeurs démocratiques auxquelles elles adhèrent. Cependant, elles ont à s’interroger davantage encore sur la manière dont elles participent à la mise en oeuvre de l’égalité entre les femmes et les hommes dans leur fonctionnement interne comme dans leurs actions.

En ce sens, dès février 1999, les Assises nationales de la vie associative ont mis en évidence la sous-représentation des femmes dans les instances de décision.

Les travaux conduits depuis par certaines associations et grandes fédérations montrent en quoi cette question renouvelle le projet associatif et constitue un outil de changement positif dans les modalités d’organisation de l’association.

ENGAGEMENTS DES ASSOCIATIONS

Volontairement, dans la logique de la Charte des engagements réciproques entre l’État et les associations signée le 1er juillet 2001, date anniversaire du centenaire de la loi de 1901, les réseaux associatifs organisés au sein de la Conférence permanente des coordinations associatives s’engagent à :

- valoriser l’égalité entre les femmes et les hommes comme déterminant de l’avenir du mouvement associatif ;

- assurer, par les modes d’organisation, l’égalité entre les femmes et les hommes ;

- promouvoir le partage des responsabilités entre les femmes et les hommes dans leurs instances.

A cet effet, les coordinations signataires préconisent à leurs composantes les actions suivantes :

- engager de façon volontaire le débat sur la place respective des femmes et des hommes dans leur propre organisation ;

- inscrire dans leur réflexion statutaire l’objectif de représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les instances de décision, notamment la question du cumul et du renouvellement des mandats ;

- analyser la situation comparée des femmes et des hommes au sein de la fédération ou de l’association, au moyen d’indicateurs qui permettent de mesurer les déséquilibres, et fixer des objectifs quantitatifs et quali1atifs de progression selon un échéancier déterminé ;

- identifier, au sein de la fédération ou de l’association, des référents, qui seront le garant du suivi des mesures engagées et de leur impact en matière d’égalité entre les femmes et les hommes ;

- organiser un réseau spécifique de femmes et d’hommes qui veulent construire l’égalité, notamment afin de mutualiser les bonnes pratiques dans ce domaine ;

- innover en mettant en ouvre de nouveaux modes organisationnels, notamment par une meilleure gestion des temps ;

- renforcer les connaissances par la mise en place de modules de formation et d’accompagnement, afin de former les adhérents à l’égalité et plus particulièrement de conduire un travail collectif sur les rôles des femmes et des hommes, au regard notamment du pouvoir ;

- améliorer la reconnaissance des compétences des femmes et des hommes par la validation des acquis de l’expérience bénévole.

A Paris, le l8 mai 2004

Le président de la Conférence permanente des coordinations associatives : Frédéric PASCAL

La Ministre de la parité et de l’égalité professionnelle : Nicole AMELINE




Pour citer cet article :

789vegs - « Signature de la Charte de l’Egalité » - OASIS - Le Portail du Travail Social - http://www.travail-social.com. - juillet 2004.